4/06/2007 - Vive l`informatique |
Bon finalement ca remarche, j`ai mis des photos pour illustrer les derniers articles (Yerevan et Kharabah).
Par contre, j`ai rempli le blog, et je ne peux plus en mettre desormais...(vous parlez d`un merdier...).
Alors je vais sans doute en faire encore un autre, et je vous tiens au courant.
La bise a tous, laissez des commentaires, ca fait toujours plaisir.
Ciao
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3/06/2007 - Le Kharabah |
Lundi 21 mai
On part pour le Kharabah, vers le sud-est de l`Armenie. Cette region historiquement Armenienne a ete offerte par Staline a l`Azerbaidjan dans les annees 20. A l`effondrement de l`URSS, la cohabitation est devenue plus difficile, et, enjeux politiques et susceptibilites nationalo-culturelles aidant (l`Azerbaidjan est musulman, l`Armenie catholique), la guerre eclate dans les debuts 90. L`Armenie a recupere le Kharabah, mais a quel prix...les traces de la guerre sont enormes, et les frontieres toujours sous tensions. Shushi, capitale culturelle, est a demi detruite. Aghdan qui fut une des plus grandes villes du pays n`existe carrement plus du tout : c`est un champ de ruines. Les nombreux memoriaux affichent les identites des heros tombes au combat. Ce sont des hommes de ma generation, la moitie sont plus jeunes que moi...et a nouveau ca me met en vrac. Toutes les guerres sont degueulasses, parcequ`aucun homme, aucune femme ne merite de mourir pour des frontieres qui ne concernent que les etats, pour des interets qui ne concernent que les puissants...et les marchands de canons, une fois de plus, que je vomis de toute mes forces a chaque photo de ces hommes souriants...qui ne souriront plus.

Sur la route du Kharabah
Mais on va quand meme pas se laisser aller, et on profite de la montagne et du pays magnifiques. Le Kharabah est tres boise dans la montagne, la plaine quand a elle ressemble a une savane.
Le soir, on y entend chanter les coyotes.
Mardi 22 mai
On visite le monastere de Tatev, qui fut la premiere universite du pays. C`est assez inaccessible, mais la deuche est vaillante comme une mule, la visite est belle.



Et le soir, on file bivouaquer dans les collines


Un crepuscule du Caucase
Mercredi 23 mai
On est entres en Kharabah a proprement parler. A la frontiere, on nous injoncte d`aller a Stepanakert pour les visas. Ce que nous faisons: 22000 drams pour 5 jours (dans les 50 euros). Le soir, on file vers Dadivank, mais on se gourre de route (faut dire que les panneaux sont rarissimes, et l`alphabet Armenien est un casse-tete pour beaucoup d`Armeniens eux-memes...) et on se retrouve pres de la frontiere Azerie, dans la plaine des coyotes...

Certains panneaux refroidissent les campeurs
sauvages que nous sommes...
et c`est un check-point militaire qui nous arrete. Les soldats, hilares, nous conduisent au plus galonne (celui qui sait lire une carte) qui nous indique la route pour sortir de ce guepier.



On repart, et bivouac chez les coyotes.

Jeudi 24 mai
On finit par atteindre Dadivank, la route est si defoncee qu`on aurait prefere la piste...Mais c`est beau et sauvage, hormis les carcasses de tanks exploses qui trainent un peu partout.

Au monastere, on croise un couple de francais qui sont arrives la avec un guide et son 4x4. Le guide est charmant, mais les francais guere causants...je crois qu`ils sont un peu vexes de nous voir arriver jusqu`ici tous seuls et en de-deuche...Le monastere est tres chouette.


Le soir en repartant, on repasse dans la plaine, ou je fais des photos des villages en ruine. Ca nous vaudra dans la soiree d`etre suivis de pres -alors qu`on cherche un bivouac- par une Lada aux vitres fumees, qui ne nous lachera que tard dans la nuit, alors qu`on s`est refugies sur le parking d`un motel ou le patron nous explique en souriant que c`est sans aucun doute le KGB, car il est defndu de faire des photos dans le secteur.





Regardez-les bien, je n`irai pas en faire d`autres...
On se le tient pour dit, et le soir, bivouac un peu nerveux pres de Stepanakert.

Vendredi 25 mai
On va voir Shushi. Au pique-nique, une vieille dame tres accorte et tres jolie (il y aura de beaux portraits...en noir et blanc) bavarde avec nous et avec les mains. Elle est adorable, et appelle Soizic sa sistera, belle solidarite feminine inter-generationnelle.

La grande eglise de Shushi, refaite en 94. Elle a servi de stock d`armes aux Azeris pendant la guerre, car ils pensaient que les Armeniens n`oseraient jamais tirer dessus...
On rencontre aussi Armin, le francais de Shushi, installe ici depuis quelques annees pour le repeuplement du Kharabah, selon ses propres dires. Un chouette gars, mais on le perd de vue dans la foule, car c`est aujourd`hui la fete de la derniere sonnerie, la derniere journee d`ecole et la remise des prix.

Il n`etait pas avec les autres a la fete, lui.

Et lui non plus...chacun sa fete.
On reprend les chemins de montagne pour aller chercher un bivouac, et on finit par trouver un bout de plat qui nous convient. Pendant qu`on s`installe, voici deux cavaliers qui arrivent. Le plus ancien nous interpelle joyeusement. Lorsqu`on finit par se comprendre en charabia et avec les mains, il nous dit en rigolant qu`on est cingles (l`index sur le front, c`est universel), de dormir la dans cette voiture. Les deux jeunes gars sur l`autre cheval sont morts de rire, et nous aussi. Puis sans detour, il nous fait signe de le suivre, le village est un peu plus haut. On y va. Leurs chevaux sont plus habiles que les notres dans ces sentiers, mais ca passe, et nous voila a la ferme, dans ce petit village inaccessible du Kharabah.

Khachmach
Une grande tablee nous accueille et nous invite, et puis on va chercher une voisine qui parle un peu anglais, et un voisin qui joue l`accordeon.

Grand pere Yourik, celui qui nous a emmene ici, est raide bourre. Alors a un moment donne, avec quelques clins d`oeils complices, on fait tous semblant d`aller se coucher, afin de mettre Grand-pere au lit, qui n`en finit pas de raconter des conneries en rigolant. Salut, Yourik!
On finit par le coucher, et la fete continue en bas. Cette maison est la plus joyeuse que j`ai vue depuis longtemps. La fete est belle, on chante, on boit, on joue, on rigole jusqu`a pas d`heure.
Et notre lit est fait pour ce qu`il reste de nuit.
Samedi 26 mai
Le matin, les jeunes nous balladent dans le village. Ils nous montrent l`eglise, l`ecole...Puis vient le temps de la fete, car au village, c`est cet apres midi qu`on fete la derniere sonnerie.

A l`ecole, des portraits de poetes Armeniens, et Mashtot, le moine qui crea l`alphabet Armenien
Dans une grande salle, c`est un banquet en l`honneur des laureats. Un chanteur et son collegue au synthe menent le bal, une espece de rai assez chouette, en tout cas ca danse, ca mange, ca boit et c`est la fete. Ma parole, on commence a se sentir bien, par ici !
Et puis on nous demande de jouer et chanter a notre tour, ce que nous faisons avec grand plaisir. Les gens du village sont ravis, c`est du bonheur, mais vers 19h, il nous faut decoller car notre visa en Kharabah expire demain. Embrassades, echanges d`adresses, un jeune gars -Artur- me donne sa montre, je lui donne mon couteau, encore des accolades, et on repart gonfles a bloc de la joie de vivre. Salut Khachmach, salut tout le village!

Madame Rosa, de Khashmach, avec un coeur comme ca grand...
Dimanche 27 mai
On roule jusqu`au grand carrefour Yerevan-Kharabah-Lac Sevan ou on retrouve Armine, Ando et Lucie, rencart pris par internet deux jours avant.
Retrouvailles
Pique-niquedans la vallee, puis on repart dans les montagnes jusqu`au lac Sevan ou on retrouve encore toute la bande (Arto, Artus, Sacha...)pour un barbecue.
Decidement!
Retour chez Armine a Yerevan tard dans la nuit.
Lundi 28 mai
Armine nous a programme en concert au club 12, cette boite de jazz ou on est alle deja ensemble. Alors on passe la journee a la maison, a preparer le spectacle.

Repetition dans le jardin
Le soir venu, tous les amis qu`on a rencontre sont la, et plein d`autres. Et le concert se passe merveilleusement bien, on joue plus de 2 heures, tout le monde est rudement content. Le patron nous paye meme, ce qui n`etait pas prevu, 27000drams (un peu plus de 50 euros), un cachet honorable a Yerevan. Il est difficile de parler de cette soiree, on nous l`a offerte sur un plateaux...encore merci Armine !

Armine
Mardi 29 mai
C`est les adieux a la maison, maison qu`on est pas prets d`oublier. Salut toutes, et tous: les petites, les grandes, les tres grandes et le frangin !!
Et on file vers le lac Sevan.
Mercredi 30 mai
Objectif : vidanger la titine, et laver du linge...mais le temps est degueulasse, c`est l`orage. Pour la vidange, ca va sous un vieux hangard desafecte, mais le linge, ca attendra.
Le soir on trouve un joli coin au bords d`un torrent, pres d`Ijevan. Le temps est revenu au beau. On fait du feu, on grille du poisson...retour a la vie sauvage.
Jeudi 31 mai
Il y a des vaches plein notre prairie...ca nous rapelle un taureau turc...mais la cohabitation se passe bien finalement, toute la journee. Linge, repos. Le soir on file a Ijevan. Notre visa Armenien expire demain.
Vendredi 1er juin
On double sur la route Jean-Claude, qui fait Erevan-Istambul a velo. On lui laisse de l`eau, une carte de Georgie, et on repart en admirant son courage. Salut, JC !
On passe la frontiere, 2h de paperasse, et autorisation pour 10 jours seulement en Georgie. Ils sont chiants.
On est le soir a Tbilissi, ou on contacte Nino. Elle nous donne rencart pour demain, c`est chouette. Ballade en ville, et on trouve un bivouac splendide au bord de ce qu`ils appellent ici leur mer, ou leur reservoir, un grand lac sauvage dans les hauts, au nord de la ville.
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3/06/2007 - Yerevan |
Lundi 14 mai, et toute la semaine chez Armine
Nous voici donc a Yerevan, au depart pour quelques jours, puis on se laisse prendre en charge toute la semaine par la gentillesse, l`hospitalite de la maison et la richesse des rencontres.

Ani, Angelina et leur copine au milieu, qui s`amusent dans l`acadiane...Salut les pitchounes!
Des mardi, pique-nique avec Ando qui nous emmene dans les collines au nord d`Erevan. On y visite quelques eglises du XIIeme, toujours debout malgres les multiples tremblements de terre et les attaques barbares successives...






On a pris les binious, et c`est un bonheur de sonner a l`ombre de ces pierres ancestrales, au bord du canyon. Ando se fend de quelques jolies chansons en Russe et en Armenien.

A Yerevan, on se ballade toute la semaine et on y sent un veritable bouillonnement culturel...c`est la capitale.

Cette eglise du centre ville est recemment refaite

Le marche

Le metro La nuit

Le club de jazz (Sacha le batteur)
A chaque rencontre, on nous accueille bras ouverts en invoquant la sacro-sainte amitie franco-armenienne. Les Armeniens sont fiers de leur ville et de leur pays, et on les comprend.
Officiellement, 3 millions d`Armeniens vivent en Armenie, 10 millions dans le reste du monde.

Le lapin Le gros chat

Les mamans Les feneants

Le chien

La lumiere Le contraste

Le soir
Jeudi, en se balladant dans la ville, que vois-je sur le trottoir d`en face? UNE DEUCHE! Je m`approche, la plaque est francaise (75), la voiture manifestement preparee pour du raid hors piste. Tandis que je laisse un mot sur le pare-brise, son pilote arrive. Etienne est a Yerevan en attente de son visa pour l`Iran. Il est arrive par l`Afrique (Sahara, Lybie, Egypte, Jordanie, Syrie, Turquie), et trace pour l`Inde ou il lachera sa voiture pour rentrer en avion. On passe donc queques jours ensemble.

Etienne et sa splendide machine, une jeunette de 83 elle aussi.
Salut Etienne!
Un soir, au club12, on rencontre Sacha, batteur de jazz qui pour ce coup accompagne un chanteur Armenien. Il y a du Rital dans la nonchalence et le lyrisme romantique de ces chansons, facon comediante... Ca fait du bien.

Un autre jour, Armine nous fait rencontrer Gourguen, qui travaille a l`ambassade de France, qui est pilote de rallye et collectionneur de voitures anciennes. Il est enchante de voir des deuches, et c`est encore un bel accueil...
Nous voila devant l`hotel Mariott, le plus grand de la ville...les deuches ont les places d`elite, entre Merco et Beheme...



Le soir, Gourguen nous invite chez lui, il nous montre au passage sa magnifique Zim (la bagnole de luxe Russe, concue jadis pour les notables du parti), et sa Lada de rallye.
ZIM
Nous passons une belle soiree, Gourguen est un erudit, bourlingueur, fetard et plein d`humour. Il sortira le bon vin, la bonne biere, les cigares, qu`ils avaient ici pour quelques kopeks du temps de la collaboration russo-cubaine, et meme le fin du fin pour les trois francais perdus dans le Caucase, ebahis : le paquet de Gitanes mais ! Soiree inoubliable.

Un erudit, vous dis-je. Salut Gourguen!
Dimanche, des amis organisent un barbecue. On part sur le lac Sevan : la ballade est splendide, meme si les deuches rament un peu (beaucoup) dans les cotes, car le Caucase ne fait pas semblant d`etre une montagne...







Le col...on repose les chevaux
Et puis le soir, alors qu`on galere un peu pour trouver le bon coin, c`est un gars souriant, Agasi, qui nous ouvre la barriere de son terrain. Et c`est la fete. Ca fait du monde a trinquer, et comme chacun y va de son toast...

Sacha, Artus, Arto, Agasi...c`est un peu flou, mais a cette heure-la, le photographe aussi.
On sort les binious, on chante, on boit, ca part en boeuf en tapant sur les tables et les verres, c`est une belle fete et tout le monde est content. Salut, tous...!

Le soir, on rentre a Yerevan.
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18/05/2007 - Le Caucase sud : l`Armenie |
Dimanche 12 mai
On suit la verdoyante vallee de le Debed, puis c`est les hauts plateaux en Askeran. C`est beau et vaste.



Les routes sont en bien meilleur etat qu`en Georgie, retapees par les finances de la diaspora Armenienne installee en Amerique.
On arrive a Yerevan, et on trouve notre contact ici, Armine, interprete de metier, qui nous accueille, nous heberge, et nous presnte la ville.

YEREVAN
Lundi 14 mai, et la semaine a Yerevan
L`accueil Armenien n`est pas une legende, et nous avons tres rapidement l`impression de faire partie de la famille. Armine vit avec ses deux nieces, Ani et Angelina, sa belle soeur Narin, sa mere et la mere de Narin. Hayk, son frere, est l`homme de la maison. Armine nous presente la ville, et leur vie. C`est ici une maison de femmes, trois generations habitent et oeuvrent a l`harmonie du quotidien. Nous pensions rester une ou deux nuits, le temps de se retaper un peu, mais c`est tout naturellement que l`on cede a leur irresistible hospitalite. L`humour et la tendresse sont ici les armes infaillibles et quotidiennes face a la durete de la vie. Il est difficile de parler de l`ame Armenienne : ils le font tres bien eux-meme.

Armine
La vie quotidienne, les ballades allentours, et les precieuses traductions d`Armine (interprete polyglotte, voyageuse, enseignante, karateka, sociologue, musicienne et dessinatrice) (calmez-vous, les gars, calmez-vous) nous bercent a ce point qu`on se laissera porter ici toute la semaine.

La station de metro du quartier
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18/05/2007 - Le Caucase |
RESUME DES EPISODES PRECEDENTS:
Notre voyage jusqu`a Istambul est conte sur bordsdeurope.uniterre.com
La Turquie, jusqu`a l`entree en Georgie sur bordsdeurope2.uniterre.com
Ce blog est la suite de nos aventures, nous sommes dans le Caucase...
Jeudi 10 mai
On se reveille donc un peu englues dans cette ferme Caucasienne, on se fait les adieux, et on decolle vers la montagne.

Reveil a la ferme
On longe la vallee de la Mktvari (a vos souhaits). C`est encore une piste, on roule a 20km/h, ca donne le temps d`aprecier le paysage...


Tout au bout, on arrive a Akhalkadaki (essayez de le dire avec un stylo entre les dents), sur un immense plateau de terre noire, entoure des chaines enneigees du Caucase...la ville est pauvrissime, mais les alentours sont siderants de beaute.


Akhalkadaki, c`est le soir

Vendredi 11 mai
On se reveille dans cet hotel ou on s`est laves et reposes de la piste. C`est un Armenien qui le tient, il est tres content d`aprendre que nous allons en Armenie, et nous rapelle biem souvent l`historique amitie franco-armenienne.
On veut entrer en Armenie par le plateau, a Ninotsminda.

Apres 30 km de piste, le poste frontiere. Le douanier regarde nos papiers, prend un air afflige, et nous dit qu`il ne peut pas nous ouvrir la barriere...

Le poste frontiere...
Des Polonais -qui sont de l`autre cote a leur 9eme heure d`attente- nous traduisent, car ils parlent Russe et Anglais. En Georgie, il faut savoir que si le visa est gratuit, il est tres contraignant : nous ne pouvons sortir du pays qu`a un poste frontiere precis, en l`occurence a Sadakhlo, au sud de Tbilissi. Qu`a cela ne tienne, on commence a etre rodes a la piste, on va couper par la montagne. On aura 9h de piste pour rattraper Tbilissi, a guere plus de 200 km de la. C`est long, ca secoue, mais...qu`est-ce que c`est beau ! Je me tais, voila des images.







A cette saison, c`est la fonte des neiges, alors de temps a autres, des ruisseaux traversent la piste. Il faut chercher le gue, remonter les vitres, et ne surtout pas ralentir jusqu`a l`autre cote. Mais ca passe toujours...

Il est ecrit en ciryllique : pivo magazin (la pivo, c`est la biere)


En fin de journee, on arrive aux abords de Tbilissi, epuises, mais les yeux peins de montagne. On bivouaque dans les collines.
Samedi 12 mai
On descend sur Tbilissi chercher une carte du Caucase un peu moins sommaire que la nullite touristique qu`on nous a vendu a Batoumi, on trouve, et on repart pour la frontiere.
Ca bloque, longue file de bagnoles, et le douanier nous explique que computer kaput, probleme controle, attendre.

Alors on poireaute avec les gens, des tas de gars hilares viennent voir la bagnole, veulent voir le moteur, on sympathise, on rigole, Soizic se fait couvrir de fleurs (lilas et coquelicots). Peu a peu ca repart, on finit par passer. Cote armenien, c`est l`ardoise : 30$ par tete pour le visa, 90$ pour la voiture (notez qu`il faut donner une adresse en Armenie -meme bidon- pour le visa), et il faudra allonger 20$ de plus en sortant...ca va chercher dans les mille balles, quoi.
Apres 5h d`attente et de papelards, on demarre, on monte dans la montagne Armenienne. Apres un petit gueuleton dans un resto, les patrons nous laissent nous installer dans les jardin, et nous confient la boutique pour la nuit. Sympa.

Premier bivouac Armenien
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